Trajectories of job demands and control : risk for subsequent symptoms of major depression in the nationally representative Swedish Longitudinal Occupational Survey of Health (SLOSH).


(Trajectoires des exigences professionnelles et de la latitude décisionnelle : risque de symptômes subséquents de dépression majeure dans l’étude longitudinale suédoise SLOSH représentative au niveau national).


Article

AHLIN J.K. | WESTERLUND H. | GRIEP Y. | MAGNUSSON HANSON L.L.

Publié dans : International Archives of Occupational and Environmental Health, RFA, vol. 91, n° 3, avril 2018, pp. 263-272, ill., bibliogr. (En anglais)

Le but de l’étude était d’évaluer l’impact des niveaux d’exigence professionnelle et de latitude décisionnelle sur le risque de dépression. La population de l’étude incluait 7 949 participants à l’étude longitudinale suédoise SLOSH (Swedish Longitudinal Occupational Survey of Health), qui ont répondu à des questionnaires sur leur perception des exigences professionnelles et de la latitude décisionnelle à leur poste de travail, et sur les symptômes de dépression présentés entre 2006 et 2014. Aucun d’entre eux ne déclarait de symptôme de dépression entre 2006 et 2012. Des modèles de trajectoire univariée et collective par groupe ont permis d’identifier des groupes présentant une évolution similaire des exigences professionnelles et de la latitude décisionnelle pour la période 2006-2012. Une régression logistique a permis d’estimer le risque de symptômes de dépression majeure en 2014 selon des groupes à trajectoire collective. Le modèle de trajectoire collective incluait 7 groupes avec des niveaux stables dans le temps d’exigence professionnelle et de latitude décisionnelle. Les résultats de l’étude ont montré que les sujets occupant un travail actif (niveaux d’exigence et de latitude décisionnelle élevés) étaient significativement moins susceptibles de développer par la suite une dépression majeure, contrairement aux sujets déclarant peu de stress, en tenant compte des caractéristiques démographiques. Ces associations cessaient d’être statistiquement significatives après ajustement en fonction des symptômes dépressifs préexistants ajoutés aux caractéristiques démographiques. En conclusion, les résultats ont montré que les niveaux d’exigence professionnelle et de latitude décisionnelle demeuraient relativement inchangés sur 6 ans, et suggèrent qu’une exposition sur le long terme à un travail actif ou à haut niveau de stress pourrait être associée en conséquence à un risque augmenté de dépression.

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