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Incident ischemic heart disease after long-term occupational exposure to fine particulate matter : accounting for 2 forms of survivor bias.
(Cardiopathie ischémique incidente à la suite d’une exposition professionnelle sur le long terme à des particules fines : prise en compte de deux formes de biais du survivant).
Article
Publié dans : American Journal of Epidemiology, Etats-Unis, vol. 183, n° 9, mars 2016, pp. 861-868, ill., bibliogr. (En anglais)
On sait peu de choses sur le risque de cardiopathie associé aux expositions professionnelles, plutôt que lié au trafic, aux particules de diamètre aérodynamique de 2,5 micromètres ou moins (PM2,5). Le but de cette étude était d’examiner les expositions prolongées aux PM2,5 dans des cohortes de soudeurs et de producteurs d’aluminium au Etats-Unis, suivis pour cardiopathies ischémiques incidentes de 1998 à 2012, en s’intéressant à deux types de biais du survivant. Le biais de troncature gauche a été traité en limitant les analyses à la sous cohorte de sujets embauchés après le début du suivi. Le biais du travailleur en bonne santé, qui se caractérise par une confusion dépendante du temps affectée par les expositions antérieures, a été documenté seulement chez les soudeurs et a nécessité l’utilisation de modèles structuraux de Cox marginaux. Quand les participants ayant toujours été exposés au-dessus du 10e percentile d’exposition annuelle étaient comparés à ceux qui étaient exposés en dessous, les rapports des risques étaient respectivement de 1,67 (intervalle de confiance IC à 95 % de 1,11 à 2,52) et de 3,95 (IC 95 % 0,87-18,00) dans les sous cohortes entière et limitée de soudeurs. Dans le groupe de production, les rapports des risques basés sur les modèles conditionnels de Cox étaient respectivement de 0,98 (IC 95 % 0,94-1,02) et 1,17 (IC 95 % 1,00-1,37) pour 1 mg/m3-année dans les sous-cohortes entière et limitée. En conclusion, l’exposition professionnelle à long terme à des PM2,5 était associée à un risque élevé de cardiopathie ischémique chez les travailleurs de l’industrie de l’aluminium, en particulier chez les soudeurs, après avoir pris en compte les biais du survivant.