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Organizational justice and major depressive episodes in Japanese employees : a cross-sectional study.
(Justice organisationnelle et épisodes dépressifs majeurs chez des employés japonais : étude transversale).
Article
Publié dans : Journal of Occupational Health, Japon, vol. 55, n° 2, mars 2013, pp. 47-55, ill., bibliogr. (En anglais)
Plusieurs études européennes ont montré que la faible justice organisationnelle était associée à des troubles dépressifs majeurs. Dans ces études, cependant, le diagnostic de troubles dépressifs majeurs peut être sous-estimé car seules les personnes ayant consulté un médecin et reçu un diagnostic étaient identifiées. En outre, ces études ne tiennent pas compte des traits de personnalité névrotique, qui peuvent affecter la survenue de troubles dépressifs majeurs. L’objectif de cette étude transversale était d'examiner l'association entre la justice organisationnelle et les épisodes dépressifs majeurs au cours des 12 derniers mois chez des employés japonais d’une entreprise de fabrication (425 hommes et 708 femmes). Les participants ont répondu à des questionnaires sur la justice organisationnelle, les autres facteurs de stress (tensions au travail, soutien social au travail, déséquilibre effort-récompense), les composants du névrotisme et les caractéristiques démographiques. Une version basée sur le web du CIDI (Composite International Diagnostic Interview) a été utilisée pour évaluer les épisodes dépressifs majeurs. En analyse univariée, les résultats ont montré qu’une faible justice procédurale et qu’une faible justice interactionnelle étaient significativement associées à des épisodes dépressifs majeurs au cours des 12 derniers mois. Après ajustement pour les autres facteurs de stress et les caractéristiques démographiques, ces associations étaient significatives pour la justice interactionnelle, mais pas pour la justice procédurale. L'effet modérateur des traits névrotiques sur l'association entre la justice organisationnelle et les épisodes dépressifs majeurs n’était pas significatif. En conclusion, une faible justice interactionnelle peut être associée à des troubles dépressifs majeurs, indépendamment des autres facteurs de stress et des traits de personnalité névrotique.