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Work arrangements, physical working conditions, and psychosocial working conditions as risk factors for sickness absence : bayesian analysis of prospective data.
(Organisations du travail, conditions physiques et psychosociales de travail comme facteurs de risque d'arrêts maladie : analyse bayésienne des données prospectives).
Article
Publié dans : Annals of Epidemiology, Etats-Unis, vol. 20, n° 5, mai 2010, pp. 332-338, ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude était de déterminer quelles organisations du travail, conditions physiques et psychosociales du travail sont des facteurs de risque importants d'arrêts maladie. Les données relatives aux conditions de travail recueillies parmi les employés de la ville d'Helsinki de 2000 à 2002 (n = 6 503, taux de réponse 67 %) ont été reliées aux enregistrements des arrêts maladie au cours des 3 années suivantes. Les premières apparitions d'arrêts maladie de courte durée (1 à 3 jours), de durée moyenne (4 à 14 jours), et de longue durée (15 jours et plus) ont été examinées en utilisant des modèles à risques proportionnels avec calcul des moyennes par un modèle bayesien. Les résultats ont montré que travailler en heures supplémentaires réduisait le risque d'arrêts maladie de courte durée de 19 %. Une charge de travail physique élevée et des expositions à risque étaient associées à une augmentation des épisodes d'arrêts maladie quelle qu'en soit la durée. Le risque d'épisodes de durée intermédiaire ou prolongée était augmenté de 24 et 28 % pour une augmentation de la déviation standard de la charge physique. Une faible latitude décisionnelle chez les femmes, et une insatisfaction au travail chez les hommes augmentaient le risque d'épisodes d'arrêts maladie toutes durées. En conclusion, cette étude a montré que les conditions physiques de travail (charge physique et expositions professionnelles) étaient les déterminants les plus importants des arrêts maladie. De plus, la faible latitude décisionnelle chez les femmes, et l'insatisfaction au travail chez les hommes étaient régulièrement associées à un risque accru d'arrêts maladie. Des différences systématiques des facteurs de risque des épisodes toutes durées n'ont pas été observées.