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Diagnostic approach in cases with suspected work-related asthma.
(Approche diagnostique des cas présumés d’asthme professionnel).
Article
Publié dans : Journal of Occupational Medicine and Toxicology, (e-revue), Royaume-Uni, vol. 8, n° 17, 2013, 10 p. bibliogr. (En anglais)
L’asthme professionnel (AP) est une cause majeure de pathologie respiratoire dans les sociétés modernes. Le diagnostic, et par conséquent les possibilités de prévention, sont souvent oubliés dans la pratique. A partir d’études récentes et de revues systématiques de la littérature, les méthodes de dépistage de l’AP et d’identification des causes spécifiques d’AP allergiques sont discutées dans cet article. Il en ressort que tous les travailleurs devraient être interrogés pour savoir si leurs symptômes s’améliorent les jours de repos ou pendant leurs vacances, et les réponses positives devraient entraîner des recherches complémentaires. Les données spirométriques et la réactivité bronchique non spécifique doivent être mesurées, mais les débits expiratoires de pointe en série ou les volumes expiratoires maximum en 1 seconde (VEMS) mesurés avec soin et bien analysés sont plus spécifiques et confirment l’AP dans environ 82 % des cas toujours exposés à l’agent causal. Les tests cutanés ou les dosages d’immunoglobulines E spécifiques sont utiles pour documenter l’allergie à des allergènes de haut poids moléculaire. Les tests de provocation respiratoire spécifiques sont les plus proches de ce que pourrait être un test de référence, mais manquent de standardisation, de disponibilité et de sensibilité. Les tests de provocation en milieu de travail peuvent être utilisés dans les cas où les tests spécifiques manquent, mais la méthodologie n’est pas standardisée. Enfin, si le diagnostic reste incertain, un suivi avec mesures en série des VEMS et de l’hyperréactivité bronchique non spécifique devrait permettre de dépister ceux qui risquent de développer une incapacité à cause de leurs expositions professionnelles.