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Blood and body fluid exposures : consent for source patient testing.
(Exposition au sang et aux fluides corporels : consentement du patient source au test de dépistage).
Article
Publié dans : Occupational Medicine, Royaume-Uni, vol. 63, n° 2, mars 2013, pp. 135-137, ill., bibliogr. (En anglais)
L’exposition au sang et aux fluides corporels (BBF) reste un risque professionnel majeur pour les personnels de santé. Le dépistage systématique des virus du sang chez le patient source lorsqu’un accident d’exposition survient est recommandé au Royaume-Uni. Tandis que dans la pratique l’identification du patient source peut être difficile, les raisons pour lesquelles des individus identifiés ne sont pas dépistés, en particulier les cas liés au consentement et à l’observance des procédures, ne sont pas parfaitement comprises. Le but de cette étude était d’identifier la fréquence du dépistage sérologique des patients sources identifiés et les raisons de ne pas dépister, incluant les refus et absences de consentement. Tous les incidents d’exposition aux BBF, déclarés au service de santé au travail de Sheffied entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, ont été passés en revue. Sur les 490 incidents déclarés, les patients sources ont été identifiés dans 87 % des cas et testés dans 56 % des incidents. Les taux de dépistage des patients sources étaient plus élevés à la suite d’incidents affectant les équipes médicales (76 %) et de soins infirmiers (69 %) que ceux impliquant des personnels non cliniques (36 %) et dentaires (17 %). Les raisons de ne pas dépister des patients identifiables (151) n’étaient pas enregistrées dans 66 % des incidents, dans 20 % il était impossible d’obtenir le consentement, et dans 5 % le dépistage était refusé. Cette étude montre que, malgré les recommandations, le dépistage systématique du patient source n’est pas universel. L’impossibilité d’obtenir le consentement est un facteur contribuant à ce que certains patients sources ne soient pas dépistés, et une clarification des positions étiques et légales pourrait être utile. Des études plus larges devraient explorer les autres raisons pour lesquelles des patients sources identifiés ne sont pas dépistés et les implications politiques de ces résultats.