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Malaises et accidents organisationnels : pour une méthode d’analyse des risques socio-organisationnels.
Extrait de : Fiabilité, résilience et adaptation. 45e Congrès de la Société d’ergonomie de la langue française (SELF). Liège (Belgique), 13-15 septembre 2010.
Acte congres
Edition : Université de Liège, Faculté de psychologie des sciences de l'éducation (FAPSE, 5 boulevard du Rectorat, B32, 4000 Liège 1, Belgique), 2010, 393 p., pp. 162-166.
Dans l’optique ergonomique, l’activité individuelle et collective a une forte capacité intégratrice, une forte capacité d’adaptation aux aléas de tout bord et à ses propres effets tant pour le système que pour la santé. L’importance des régulations mises en jeu qui passent par l’activité permet d’établir que la santé et l’organisation ne sont pas le seul produit de facteurs déterminants extrinsèques aux situations de travail, mais qu’elles sont aussi fortement co-construites au fil de l’activité de chacun. Lorsque les atteintes à la santé deviennent manifestes, l’action visant à résoudre le problème conduit souvent à un traitement individuel d’urgence, sans aboutir pour autant à une véritable transformation de la situation de travail. A partir de la notion de risques socio-organisationnels, les auteurs de cet article proposent un cadre d’analyse et d’intervention des malaises au travail. Ce cadre d’analyse est le produit de l’étude de nombreux cas de salariés en collectivité territoriale qui ont fait appel à une section syndicale pour demander de l’aide.