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Mask-associated ‘de novo’ headache in healthcare workers during the COVID-19 pandemic.
(Maux de tête de novo associés au masque chez les travailleurs de la santé pendant la pandémie de COVID-19).
Article
Est Publié dans : Occupational and Environmental Medicine, vol.78 n°8, août 2021, pp.548-554, ill., bibliogr.
La pandémie causée par le nouveau coronavirus (COVID-19) a modifié les activités de soins des professionnels de santé. Les auteurs ont analysé l'association possible entre l'apparition de maux de tête de novo (nouvelle apparition d’un mal de tête s’étant déjà produit précédemment) selon le type de masque utilisé, les facteurs associés et selon l'impact de la céphalée sur les professionnels de santé. Une étude transversale a été menée dans un hôpital d'Estrémadure en Espagne auprès de 306 professionnels de santé (dont 244 femmes). Sur les 306 personnes, 129 (42,2 %) étaient des médecins, 112 (36,6 %) des infirmières et 65 (21,2 %) d'autres agents de santé. Un questionnaire a été rempli en ligne par les professionnels de santé pendant la période d'incidence maximale du COVID-19 dans l’établissement. 208 (79,7 %) personnes utilisaient des masques chirurgicaux et 53 (20,3 %) des masques à filtre. Sur l'ensemble des personnes interrogées, 158 (51,6 %) présentaient un nouveau mot de tête (41,1 % de ces 158 personnes avaient déjà eu précédemment un mal de tête). La survenue d'un mal de tête était indépendamment associée à l'utilisation d'un masque filtrant, au fait d'être infirmier ou un autre agent de santé ou au fait d'avoir des antécédents d'asthme. Selon le type de masque utilisé, il y avait des différences dans l'intensité des maux de tête. L'impact d'un mal de tête chez les sujets qui utilisaient un masque filtrant était plus mauvais dans tous les aspects évalués. En conclusion, l'apparition de céphalées de novo est associée à l'utilisation de masques filtrants et est plus fréquente chez certains travailleurs de la santé, entraînant un impact professionnel, familial, personnel et social plus important.
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