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Horaires atypiques : le cas du travail le week-end.
Extrait de : Développement des compétences, investissement professionnel et bien-être des personnes. 3. Bien-être au travail et transformation des organisations. Actes du 12e Congrès de psychologie du travail et des organisations. Louvain-la-Neuve (Belgique), 8-11 juillet 2002.
Acte congres
Edition : Presses universitaires de Louvain (PUL, Diffusion universitaire, CIACO Grand Place 7, 1348 Louvain-la-Neuve, Belgique), 2003, 658 p., pp. 171-178, bibliogr.
L'étude présentée ici concerne le travail du week-end, 2 x 12 h, samedi (0h-12h) et dimanche (18h-6h). C'est à la fois la durée élevée du temps de travail, le caractère concentré sur 2 jours et l'aspect atypique de la période travaillée qui sont interrogés en termes d'effets sur la santé et la sécurité des travailleurs. Ce questionnement s'inscrit dans une perspective psychologique d'analyse compréhensive. Les analyses et résultats exposés tentent de rendre compte du point de vue et de l'expérience subjective des salariés quant à ces effets. Comparativement aux horaires en 3 x 8 qu'ils ont connu préalablement, les salariés, tous volontaires pour le travail de week-end, expriment leur satisfaction tant au niveau professionnel qu'extraprofessionnel, deux mois après la mise en place de ces horaires, donc dans le court terme. En termes de santé, les salariés notent des améliorations dans leur hygiène de vie comme, par exemple, la régularité et la composition plus équilibrée des repas, un sommeil de meilleure qualité dans la semaine, etc. Compte tenu des 12 heures consécutives de travail, l'augmentation du niveau de risques d'accidents liés à une vigilance amoindrie en fin de poste notamment, semble gérée en partie par l'équipe de travail (rotation de certains salariés sur deux postes, par exemple). En revanche, le risque d'accident de trajet apparaît comme une préoccupation majeure pour les salariés.