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Burnout among young physicians and its association with physicians’ wishes to leave : results of a survey in Saxony, Germany.
(Epuisement professionnel chez les jeunes médecins et association avec leur intention de démissionner : résultats d’une enquête menée dans la région de la Saxe, en Allemagne).
Article
Publié dans : Journal of Occupational Medicine and Toxicology, (e-revue), Royaume-Uni, vol. 11, n° 2, 2016, 10 p., ill., bibliogr. (En anglais)
Les préoccupations relatives à l’épuisement professionnel et ses conséquences, chez les médecins allemands, sont de plus en plus importantes. Cependant, les données sur le burnout chez les médecins allemands sont rares. En outre, il y aurait une association entre burnout et intentions des médecins allemands de démissionner qui reste à explorer. Par conséquent, l’étendue du burnout et l’association entre burnout et intention de quitter la pratique clinique ou de partir à l’étranger ont été étudiées dans un échantillon de jeunes médecins de Saxe. Il s’agissait d’une étude transversale. Tous les médecins de 40 ans et moins, inscrits à la Chambre des médecins de Saxe (n = 5 956) ont reçu un questionnaire sur papier les interrogeant sur leurs caractéristiques socio-démographiques, leur satisfaction au travail et leurs souhaits de quitter la pratique clinique ou d’aller exercer à l’étranger. Le taux de réponse était de 40 % (n = 2 357). Le burnout a été mesuré à l’aide de la version allemande du MBI (Maslach Burnout Inventory - Human Services Survey) comprenant des sous-échelles d’épuisement émotionnel (se sentir vidé émotionnellement), de dépersonnalisation (sentiments de cynisme) et d’accomplissement personnel dans le travail. Les variables associées au burnout, et l’association entre burnout et envie de démissionner, étaient évaluées par analyse de régression logistique multivariée. Pour l’épuisement émotionnel, les participants ont obtenu une moyenne de 21,3 (déviation standard = 9,74), de 9,9 (5,92) pour la dépersonnalisation et de 36,3 (6,77) pour l’accomplissement personnel. Les hommes présentaient des niveaux de dépersonnalisation significativement plus élevés que les femmes : 11,3 (6,11) contre 9 (5,62), p < 0,001). 11 % des participants montraient un degré élevé de burnout sur toutes les échelles, alors que 35 % ne montraient pas de burnout élevé sur aucune échelle. Affirmer que l’on peut à nouveau devenir médecin et une meilleure satisfaction avec les composantes relatives à « environnement de travail » et « humanité » étaient associés à moins de risque de burnout sur toutes les échelles. Un épuisement émotionnel plus élevé et une plus forte dépersonnalisation étaient associés à un risque accru d’intentions de départ à l’étranger pour exercer. En conclusion, la prévention de l'épuisement professionnel des médecins bénéficie au sujet affecté, mais également au système de santé par la possibilité de prévenir le départ des médecins pour aller exercer à l’étranger ou pour quitter la pratique clinique.