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Does living and working in a hot environment induce clinically relevant changes in immune function and voluntary force production capacity ?
(Le fait de vivre et de travailler dans un environnement chaud induit-il des modifications cliniquement significatives de la fonction immunitaire et de la capacité de production de force volontaire ?).
Article
Publié dans : Industrial Health, Japon, vol. 52, n° 3, mai 2014, pp. 235-239, ill., bibliogr. (En anglais)
Cette étude a examiné les répercussions du fait de vivre et de travailler dans un environnement chaud (été vs hiver, matin vs après-midi) sur les marqueurs de la fonction immunitaire et sur la force de l'avant-bras. Trente et un hommes en bonne santé, employés dans des champs gaziers, ont été examinés avant (5h30-7h00) et après (15h30-17h00) leur journée de travail pendant deux saisons. La température centrale du corps et l'activité physique ont été enregistrées tout au long des journées de travail. Les ambiances chaudes (été) ont entrainé une température centrale du corps moyenne plus élevée (environ 37,2 ° C vs environ 37,4 ° C), et réduit l'activité physique de14,8 % au cours des périodes de travail. Les données montrent une augmentation (p = 0,05) du nombre de lymphocytes et de monocytes en été. En outre, les périodes de travail entraînent des changements importants (p = 0,001) dans les leucocytes, les lymphocytes et les monocytes, indépendamment de l'environnement. Les forces de préhension (p = 0,069) et de pincement (p = 0,077) ont tendance à diminuer au cours du temps (de "avant le travail" à "après le travail"), alors que seule la force produite lors des mouvements de préhension est réduite pendant les périodes chaudes (p = 0,05) par rapport à la saison tempérée. Aucune interaction n'a été observée entre l'environnement et les périodes de travail pour les marqueurs de la fonction immunitaire ou pour la force de l'avant-bras. En résumé, travailler et vivre dans des conditions chaudes retentit sur les marqueurs de la fonction immunitaire et sur la capacité de travail ; cependant par autorégulation de la dépense d'énergie, les marqueurs immunitaires demeurent dans une fourchette de référence de la bonne santé.