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Role of the work-unit environment in the development of new shoulder pain among hospital workers : a longitudinal analysis.
(Rôle de l’environnement de l’unité de travail dans le développement de nouvelles douleurs des épaules chez des agents hospitaliers : analyse longitudinale).
Article
Publié dans : Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, Finlande, vol. 40, n° 4, juillet 2014, pp. 400-410, ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude était de tester les associations longitudinales liant l’environnement psychosocial et organisationnel de l’unité fonctionnelle de travail et les contraintes biomécaniques aux douleurs des épaules chez des travailleurs de la cohorte française ORSOSA composée de personnels infirmiers diplômés d’état (IDE) et d’aides-soignants (AS). 1 896 femmes IDE et AS, sans douleurs aux épaules en 2006 et toujours aux mêmes postes en 2008 ont été étudiées. Les douleurs aux épaules (SP) incidentes étaient définies comme des douleurs auto-déclarées persistant au moins 4 jours et/ou accentuées par les mouvements latéraux du bras en abduction. Des modèles longitudinaux et transversaux ont été réalisés pour savoir si les caractéristiques de l’unité de travail ou leurs influences sur les activités professionnelles et la perception individuelle de l’environnement de travail pouvaient influer directement sur le risque de déclenchement des SP. Les IDE travaillant dans des unités en sous-effectif ou avec des mauvaises relations déclaraient des niveaux plus élevés de contraintes biomécaniques lors des mouvements et postures et un faible niveau perçu de sécurité et de stabilité de l’emploi. Les AS qui vivaient de telles conditions de travail déclaraient des niveaux plus élevés de contraintes biomécaniques seulement lors des activités de manutention des patients. L’exposition à ces activités était associée à plus de SP incidentes sur deux ans. En conclusion, cette étude montre que les caractéristiques organisationnelles de l’unité de travail peuvent avoir un impact sur les troubles musculosquelettiques des agents en liant les expositions biomécaniques professionnelles et les perceptions individuelles de l’environnement de travail. Dans les établissements de soins, les programmes de prévention primaire destinés à réduire les TMS devraient cibler les expositions au niveau de l’unité de travail. (Article en accès libre).