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Lung cancer risk among hairdressers : a pooled analysis of case-control studies conducted between 1985 and 2010.
(Risque de cancer du poumon parmi les coiffeurs : analyse groupée des études cas-témoins menées entre 1985 et 2010).
Article
Publié dans : American Journal of Epidemiology, Etats-Unis, vol. 178, n° 9, 1er novembre 2013, pp. 1355-1365, ill., bibliogr. (En anglais)
Des risques en excès de cancer du poumon parmi les coiffeurs ont été observés dans de grandes études de cohorte menées à partir de registres dans les pays scandinaves, mais ces études n’ont pas pu tenir compte du tabagisme. Le but de cette étude était d’évaluer le risque de cancer du poumon parmi les coiffeurs en tenant compte du tabagisme et d’autres facteurs de confusion dans une base de données regroupant 16 études cas-témoins menées en Europe, au Canada, en Chine et en Nouvelle Zélande entre 1985 et 2010 (SYNERGY, analyse groupée des études cas-témoins sur les effets conjoints des cancérogènes professionnels et du tabagisme dans le développement du cancer du poumon). Les informations sur la carrière et le tabagisme ont été recueillies au cours d’entretiens avec 19 369 sujets atteints de cancer du poumon et 23 674 témoins appariés issus de la population générale ou hospitalisée. Globalement, 170 cas et 167 témoins avaient travaillé comme coiffeur ou barbier. Les rapports de cotes (OR) pour le cancer du poumon chez les femmes étaient de 1,65 (intervalle de confiance IC à 95 % de 1,16 à 2,35) sans tenir compte du tabagisme et de 1,12 (IC 95 % : 0,75-1,68) en tenant compte du tabagisme ; cependant, les femmes employées avant 1954 présentaient également un risque accru de cancer du poumon après ajustement pour le tabagisme (OR = 2,66 ; IC 95 % de 1,09 à 6,47). Les OR chez les coiffeurs / barbiers masculins n’étaient généralement pas en excès, sauf pour les adénocarcinomes chez les sujets ayant exercé longtemps le métier de barbier (OR = 2,20 ; IC 95 % de 1,02 à 4,77). Ces résultats suggèrent que les risques accrus de cancer du poumon chez les coiffeurs seraient dus à leurs habitudes tabagiques. D’autres études sont nécessaires pour les confirmer.