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Psychological outcome of injured workers at 3 months after occupational injury requiring hospitalization in Taiwan.
(Conséquences psychologiques parmi des travailleurs blessés 3 mois après un accident du travail nécessitant une hospitalisation à Taiwan).
Article
Publié dans : Journal of Occupational Health, Japon, vol. 54, n° 4, juillet 2012, pp. 289-298, ill., bibliogr. (En anglais)
Après un événement traumatisant, une proportion importante des victimes développent des troubles psychiatriques. Cette étude visait à déterminer la prévalence du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et d'autres troubles psychiatriques trois mois après un accident du travail. L’étude a été réalisé chez 4 403 travailleurs ayant eu un accident du travail et hospitalisés pendant plus de 3 jours. L’enquête a été menée en deux étapes. Un questionnaire d'auto-évaluation, qui comprenait le bref inventaire des symptômes (BSRS-50) et la check-list des symptômes post-traumatiques (PTSC) ont été envoyés aux travailleurs 3 mois après l’accident. Ceux qui répondaient aux critères ont été recrutés pour un entretien téléphonique avec un psychiatre utilisant l’échelle standardisée de diagnostic des troubles psychiatriques (MINI). Au total, 2 001 travailleurs ont rempli le questionnaire (taux de réponse de 45,5 %). Parmi eux, 357 (17,8 %) ont rempli les critères pour l'entretien MINI et 148 (41,5 %) ont été soumis à l'entretien téléphonique. Les taux estimés de SSPT, SSPT partiel, dépression majeure, comorbidité SSPT/SSPT partiel et dépression majeure, et de la présence d’un des symptômes (SSPT, SSPT partiel ou dépression majeure) étaient respectivement de 2,7 %, 4,1 %, 3,0 %, 2,3 % et 7,5 %. Les taux estimés de la présence d’un des symptômes chez les travailleurs qui souffraient de lésion intracrânienne, fracture, brûlure, blessure par écrasement, et plaie ouverte des membres supérieurs étaient respectivement de 10,4 %, 6,9 %, 5,9 %, 5,8 % et 0 %. En conclusion, 3 mois après un accident du travail, une proportion importante de travailleurs souffraient de troubles psychiatriques. Les taux de troubles psychiatriques survenant après les blessures intracrâniennes étaient significativement plus élevés que ceux survenant après d’autres blessures.