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Evaluation de l'impact de communications vocales sur la conduite automobile.
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Publié dans : Recherche. Transports. Sécurité, n° 91, avril-juin 2006, pp. 99-119, ill., bibliogr. (En français, en anglais)
La recherche présentée ici avait pour objectif de développer une méthode d'évaluation des effets distractifs de diverses activités vocales sur la conduite, puis de hiérarchiser ces tâches en fonction de leur impact sur la conduite. Trois niveaux de perturbation sont pris en compte : la dégradation du traitement de l'information (par l'enregistrement des potentiels évoqués cérébraux), les variations des performances (par le recueil des temps de réponse et des non-détections) et les modifications de la charge mentale (par l'enregistrement du rythme cardiaque et le recueil de l'évaluation subjective), dans deux contextes expérimentaux (simulateur et piste d'essais). Les principaux résultats montrent que l'écoute de la radio, non personnalisée et non interactive, ne perturbe pas la tâche de conduite. À l'inverse, téléphoner au volant détourne l'attention du conducteur (potentiels évoqués cérébraux), altère ses performances de conduite (temps de réponse et taux de détection de stimuli-cibles) et augmente sa charge mentale (rythme cardiaque et évaluation subjective). L'importance de la dégradation est dépendante du type de conversation, notamment de son degré d'interactivité avec le conducteur, et de sa complexité. Une conversation avec un passager a un effet moindre, du fait d'une régulation réciproque de l'échange entre les interlocuteurs présents dans le véhicule.