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Urinary 1-hydroxypyrene and polycyclic aromatic hydrocarbon exposure among asphalt paving workers.
(Taux urinaire du 1-hydroxypyrène et exposition aux hydrocarbures polycycliques aromatiques chez des salariés chargés de la pose d'asphalte).
Article
Publié dans : Annals of Occupational Hygiene, Royaume-Uni, vol. 48, n° 6, août 2004, pp. 565-578, ill., bibliogr. (En anglais)
En utilisant le 1-hydroxypyrène (1-OHP) urinaire comme mesure de la dose totale absorbée, le premier objectif de cette étude était d'évaluer l'effet de l'inhalation et des expositions cutanées aux hydrocarbures polycycliques aromatiques en considérant d'autres facteurs tels que l'âge, l'indice de masse corporelle et le tabagisme que pourraient avoir un effet significatif sur le 1-OHP urinaire. La population étudiée inclut deux groupes de salariés de la construction de voies de circulation : 20 salariés chargés de la pose et 6 du broyage. Au cours des différents postes de travail consécutifs, les prélèvements d'air et cutanés individuels étaient recueillis pour chaque salarié et analysés pour le pyrène. Durant la même semaine de travail, les prélèvements urinaires étaient recueillis avant la prise de poste, après la prise de poste et à l'heure du coucher chaque jour et analysés pour le 1-OHP. Les salariés affectés à la pose ont un taux d'inhalation (0,3 µg/m3) et des expositions cutanées (5,7 ng/cm2) au pyrène qui étaient significativement plus élevés que pour les salariés chargés du broyage. Avant la prise de poste le lundi matin, les paveurs et les broyeurs avaient le même taux moyen de base de 1-OHP urinaire de 0,4 µg/g de créatinine. Les taux moyens de 1-OHP urinaire chez les paveurs augmentaient significativement avant et après la prise de poste chaque jour, alors que les taux moyens de 1-OHP urinaire chez les broyeurs variaient peu et restaient proche du taux de base durant la période d'étude. Les résultats de la modélisation par décalage indiquent que l'impact de l'exposition cutanée était approximativement 8 fois l'impact de l'inhalation. De plus, l'exposition cutanée avait un effet statistiquement significatif sur le 1-OHP urinaire, alors que l'effet de l'inhalation n'était pas significatif. Les auteurs de cet article ont constaté que les modélisations par décalage étaient un outil utile pour analyser les données des marqueurs biologiques et les résultats indiquent que le contact cutané est la première voie d'exposition aux hydrocarbure polycycliques aromatiques chez les salariés chargés de la pose d'asphalte.