Acrosyndromes vasculaires.
Livre | 98-550-A-10
Edition : Editions scientifiques et médicales Elsevier (23 rue Linois, 75724 Paris Cedex 15), 1999, 10 p., ill., bibliogr.
Les acrosyndromes vasculaires sont fréquents. Le phénomène de Raynaud est un trouble vasomoteur paroxystique dont la prévalence est estimée à environ 10 % de la population générale. Il est primitif ou secondaire à une maladie générale ou à une anomalie vasculaire locorégionale. Ses causes sont multiples : médicamenteuses et toxiques (arsenic, etc.), connectivites (surtout sclérodermie systémique ou généralisée), vascularites autres que les connectivites, artériopathies, professionnelles et traumatiques (maladie des engins vibrants, anévrisme cubital ou maladie du marteau hypothénar, microtraumatismes localisés chroniques, maladie des décroûteurs d'autoclave due au chlorure de polyvinyle), endocriniennes, cancéreuses, autres (notamment syndrome du canal carpien). En première analyse, un bilan minimal associant à l'examen clinique une radiographie des mains et des poumons, une recherche d'anticorps antinucléaires, et une capillaroscopie paraît suffisant. L'érythromélalgie ou érythermalgie est également un acrosyndrome paroxystique mais elle est rare ; comme le phénomène de Raynaud, elle peut être primitive ou secondaire ; les syndromes myéloprolifératifs en sont la cause la plus fréquente. L'acrocyanose est un acrosyndrome permanent et probablement le plus fréquent de tous les acrosyndromes vasculaires ; elle n'impose pas systématiquement d'examens complémentaires. Enfin, les engelures appartiennent également aux acrosyndromes vasculaires : elles sont la conséquence d'une ischémie développée sous l'effet du froid ; leur survenue est d'autant plus fréquente qu'il existe un trouble vasomoteur prédisposant.
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