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Réparation sociale et cancer bronchique professionnel.
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Est Publié dans : Archives des maladies professionnelles et de l'environnement, vol.86 n°2, avril 2025, 10 p., ill., bibliogr.
Le cancer bronchopulmonaire (CBP) primitif d’origine professionnelle (15 % des CBP incidents) est une pathologie possiblement réparable d’un point de vue social, notamment grâce à l’existence de tableaux de maladies professionnelles (MP) dans le Code de la sécurité sociale. Les expositions professionnelles à des agents cancérogènes pulmonaires classés certains par le CIRC, dont la silice cristalline (SiO2), ont été expertisées (toute probabilité confondue) rétrospectivement dans une population composée de patients opérés d’un CBP primitif et vus en entretien protocolisé en face à face par un enquêteur du service de consultation de pathologies professionnelles et environnementales du CHU de Bordeaux. Un dénombrement anonymisé des demandes de reconnaissance en MP a été réalisé concernant les patients ayant fait une demande auprès d’une des caisses du régime général de l’assurance maladie de Gironde. Les résultats de l’étude montrent que, parmi les 274 patients de la cohorte d’étude, 71 % d’entre eux ont été considérés comme ayant été exposés à au moins un agent cancérogène pulmonaire professionnel classé certain, dont 142 à la silice cristalline. Une proposition de reconnaissance en MP a été conseillée à 84 patients (soit 30 %), dont seulement 6 au titre d’un tableau de MP qui répare l’exposition professionnelle à la silice cristalline. Une réponse favorable à leur demande a été obtenue par 90 % des patients ayant réalisé une démarche de reconnaissance en maladie professionnelle. En conclusion, cette étude retrouve une prévalence élevée des expositions professionnelles à des agents cancérogènes pulmonaires dans une population de patients opérés. Une aide à la prise en charge médico-sociale devrait pouvoir se généraliser dans les différentes structures de soins en France recevant des patients atteints d’un CBP primitif. Enfin, une révision des tableaux de MP réparant l’exposition à la silice cristalline comme le préconisent les recommandations de l’ANSES de 2019, est souhaitable.
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