0 avis
Revue narrative sur les risques associés à la COVID-19 et le rôle de la vaccination pour les travailleuses enceintes ou qui allaitent.
Brochure | Numéro 3724
Edition : Québec (Canada), Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), octobre 2025, 138 p., ill., bibliogr.
Le contexte épidémiologique actuel du SRAS-CoV-2, marqué par la baisse du risque populationnel associé au variant Omicron et par l’augmentation de l’immunité collective due à l’infection ou à la vaccination, diminue le risque d’infection chez les travailleuses enceintes et allaitantes. Depuis 2022, les priorités de dépistage au Québec ont été révisées pour cibler principalement des groupes à risque, excluant les femmes enceintes sauf celles travaillant dans le secteur de la santé. De manière générale, Omicron engendre des symptômes moins graves que le variant Delta, réduisant ainsi les risques de complications maternelles et néonatales. Les données de 2022 à 2024 révèlent toutefois que les maladies hypertensives sévères de la grossesse demeurent aussi fréquentes chez les femmes enceintes infectées par Omicron que chez celles infectées par Delta. Ce risque est accru en cas d’infection grave, laquelle peut entraîner hospitalisation maternelle ou néonatale et recours aux soins intensifs. Malgré cela, la gravité globale des issues liées à Omicron reste nettement inférieure à celle observée lors des vagues précédentes, notamment avec Delta. Aucune autre conséquence indésirable, incluant l’accouchement prématuré, n’a été clairement associée à une infection par Omicron durant la grossesse. A ce jour, aucun outil ne permet de prédire la probabilité de développer une forme grave d’Omicron en fonction des caractéristiques individuelles des femmes enceintes. La prévention repose donc principalement sur une vaccination adéquate. Les vaccins contre la COVID-19 sont sûrs durant la grossesse et l’allaitement. L’administration d’une dose de rappel est recommandée pour réduire les risques maternels et néonataux liés à l’infection, conformément aux recommandations du Comité sur l’immunisation du Québec. Chez les femmes allaitantes, les bénéfices de l’allaitement surpassent largement les risques de transmission du virus par contact direct ; la COVID-19 ne constitue donc pas une contre-indication.
Autres documents dans la collection «Etat des connaissances»