0 avis
Time-of-day and days-on-shift predict increased fatigue over two-week offshore day-shifts.
(L’heure du jour et les jours travaillés permettent de prédire la fatigue accumulée sur deux semaines chez des travailleurs offshore en équipes de jour).
Article
Est Publié dans : Applied Ergonomics, vol.78 juillet 2019, pp.157-163, ill., bilbiogr.
Cette étude porte sur l’accumulation de la fatigue sur deux semaines chez 42 travailleurs offshore en équipes de jour. Elle traite notamment des effets de l’heure et des jours travaillés ainsi que de l’insomnie aiguë et chronique sur la vitesse d’accumulation de la fatigue.
La fatigue a été mesurée grâce aux scores observés avant et après la période de travail d’après l’échelle de somnolence du Karolinska (KSS). La durée totale du sommeil a été mesurée par actigraphie. Les données ont été analysées à l’aide d’un modèle mixte linéaire. D’après les résultats, le déficit de sommeil était de 92 minutes par nuit en moyenne. Le déficit de sommeil cumulé était de 21 h 20 en moyenne sur les 14 jours. L’insomnie chronique était étroitement liée à une modeste augmentation de la somnolence (KSS) pendant la période de travail et d’après les scores obtenus après la période de travail. L’heure du jour et les jours travaillés ainsi que leur interaction ont influé sur la vitesse d’accumulation de la fatigue au cours des deux semaines passées en mer. En conclusion, la fatigue mesurée avant et après la période de travail s’est accumulée de manières différentes au cours des deux semaines en mer. Les scores d’accumulation de la fatigue après la période de travail étaient positivement liés aux jours travaillés successifs et à l’insomnie chronique. Ces résultats tendent à montrer que l’allongement des périodes passées en mer risque d’accroître le risque de fatigue. L’accumulation de la fatigue et de l’insomnie sur des périodes de deux semaines passées en mer devrait être prise en compte dans les plans et systèmes de gestion du risque de fatigue.
Autres numéros de la revue «Applied Ergonomics»