0 avis
DNA damage response in workers exposed to low-dose ionising radiation.
(Lésions ADN chez des travailleurs exposés à de faibles doses de rayonnements ionisants).
Article
Publié dans : Occupational and Environmental Medicine, Royaume-Uni, vol. 75, n° 10, octobre 2018, pp. 724-729, ill., bibliogr. (En anglais)
Le personnel médical qui utilise les rayonnements à des fins diagnostiques et thérapeutiques a un risque de développer un cancer. L’association entre l'exposition aux rayonnements ionisants (IR) et les dommages causés sur l'ADN (DCA) dans les cellules en circulation a été étudiée chez des sujets exposés professionnellement. La population se composait de deux groupes de travailleurs exposés à l'IR (groupe A avec une dose effective dépassant probablement 6 mSv/an et groupe B avec une dose effective variant entre 0,04 et 6 mSv/an) et du groupe témoin. Les dommages sur l'ADN (cassures de brins simples, bases puriques et pyrimidiques oxydées) et la réparation de l'ADN ont été mesurés dans les lymphocytes en utilisant le test des comètes. L'influence de la prédisposition génétique au cancer a été prise en compte. Une activité accrue de réparation de l'ADN a été observée dans le groupe exposé aux IR, et seuls les sujets fortement exposés aux doses d'IR ont accumulé des dommages sur l'ADN dans leurs cellules circulantes, ce qui confirme l'hypothèse d'une hormésis par rayonnement. Cette hypothèse suppose que des mécanismes de protection peuvent être stimulés par de faibles doses de rayonnement et qu'ils peuvent prévenir certains types de cancer ainsi que d'autres effets néfastes pour la santé. Une augmentation significative de l'accumulation de dommages sur l'ADN et une activité réduite de réparation de l'ADN dépendante de la 8-oxoguanine glycosylase 1 ont été observées chez les sujets exposés aux IR et ayant des cas de cancer dans leur famille. En conclusion, les résultats indiquent que l'exposition chronique à une faible dose d'IR en milieu de travail induit des dommages sur l’ADN chez les sujets exposés et peut être mutagène chez les travailleurs ayant des antécédents familiaux de cancer. Ceci suggère qu'une surveillance périodique pourrait être souhaitable, de même qu'une surveillance de l'exposition.