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Mutagenic and DNA repair activity in traffic policemen : a case-crossover study.
(Activité mutagène et de réparation de l’ADN chez des agents de la circulation : étude croisée de cas).
Article
Publié dans : Journal of Occupational Medicine and Toxicology, Royaume-Uni, vol. 13, n° 24, 2018, 7 p., ill., bibliogr. (En anglais)
Les émissions des véhicules sont composées de mélanges hétérogènes de produits dangereux ; plusieurs polluants, tels que les hydrocarbures polycycliques aromatiques (HPA), sont parmi les plus dangereuses substances détectées dans les villes. Une cohorte de policiers affectés à la circulation et exposés professionnellement aux HPA dans l’environnement urbain ont été examinés dans le but d’évaluer la mutagénicité et la capacité de réparation de l’ADN. 72 agents de la circulation travaillant dans la zone urbaine de Catane ont été recrutés pour l’étude. Deux échantillons d’urine ont été recueillis pour chacun au cours de leur poste de travail : échantillon 1 (S1) avant la prise de poste du premier jour, échantillon 2 (S2) après la fin du poste le sixième jour. Le 1-hydroxypyrène (1-OHP) a été mesuré comme indicateur indirect d’exposition. En ce qui concerne l’exposition aux HPA, les résultats ont mis en évidence une différence statistiquement significative entre les niveaux S1 et S2. Une activité mutagène a été détectée chez 38 salariés (66 %) à S1 et chez 47 (81 %) à S2. En conclusion, cette étude a montré que l’exposition professionnelle aux polluants provenant des émissions liées au trafic, évaluée par des mesures du 1-OHP dans l’urine, peut entraîner une activité mutagène et de réparation de l’ADN, en cohérence avec d’autres études.