0 avis
Are work organization interventions effective in preventing or reducing work-related musculoskeletal disorders ? A systematic review of the literature.
(Les interventions sur l’organisation du travail sont-elles efficaces pour prévenir ou réduire les troubles musculosquelettiques liés au travail ? Revue systématique de la littérature).
Article
Publié dans : Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, Finlande, vol. 44, n° 2, mars 2018, pp. 113-133, ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude était de déterminer si les interventions qui visent l’organisation du travail ou l’environnement psychosocial du travail sont efficaces pour prévenir ou réduire les troubles musculosquelettiques (TMS) par rapport au travail tel qu'il est effectué habituellement. La littérature scientifique en anglais et en français, publiée entre 2000 et 2015, a été passée en revue, incluant les études évaluant l’efficacité d’une intervention organisationnelle ou psychosociale sur l’incidence, la prévalence ou l’intensité des douleurs ou TMS affectant le cou, les épaules, les membres supérieurs et/ou le dos, ou l’absentéisme liés à ces problèmes, chez des travailleurs en activité. Les interventions comportementales individuelles et de réadaptation ont été exclues, ainsi que les études avec un taux d’attrition supérieur à 50 %. Des études de qualité moyenne et élevée ont été analysées et les données probantes ont été synthétisées en utilisant l’approche GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development et Evaluation). Une analyse des principaux éléments de l’intervention en milieu de travail a complété l’interprétation des résultats. 884 articles ont été identifiés ; 28 répondaient aux critères de sélection, donnant deux études de qualité élevée, 10 de qualité moyenne et 16 de mauvaise qualité. Des preuves modérées montraient que des pauses supplémentaires, par rapport aux horaires de pause conventionnels, sont efficaces pour diminuer l’intensité des symptômes dans diverses régions du corps. Les preuves étaient de qualité faible à très faible pour d’autres interventions, surtout à cause du risque de biais lié à la conception de l’étude, des taux d’attrition élevés, de la présence de co-interventions et d’indicateurs non sensibles. La plupart des interventions manquaient d’éléments clés, tels qu’une analyse de l’activité de travail et d’aide d’un ergonome lors de la mise en œuvre, mais la relation entre ces éléments et l’efficacité ou l’inefficacité de l’intervention reste à démontrer. En conclusion, cibler les cycles repos-travail pourrait diminuer les TMS. Des études de meilleure qualité sont nécessaires pour permettre de tirer des conclusions sur l’efficacité d’autres interventions psychosociales ou sur l’organisation du travail à diminuer ou prévenir les TMS.