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Motion analysis in the field of dentistry : a kinematic comparison of dentists and orthodontists.
(Analyse des mouvements dans le domaine de la dentisterie : comparaison cinétique des dentistes et orthodontistes).
Article
Publié dans : BMJ Open, (e-revue), Royaume-Uni, vol. 6, n° 8, 2016, 10 p., ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude d’observation, menée chez des chirurgiens-dentistes et dans les départements d’orthodontie des centres médicaux universitaires en Allemagne, était de faire une comparaison cinétique des postures de travail des orthodontistes et des dentistes dans leur milieu de travail. L’étude a porté sur un échantillon représentatif de 21 dentistes (groupe G1, 10 femmes et 11 homes) et 21 orthodontistes (G2, 13 femmes et 8 hommes). Le système CUELA, permettant d’analyser la charge de travail, a été utilisé pour analyser les postures de travail. Parallèlement à l’enregistrement CUELA, une analyse assistée par logiciel des activités réalisées (I soins ; II bureau ; III autres activités) a été menée. Conformément aux normes ergonomiques, les angles corporels mesurés ont été classés en postures neutres, modérées et mauvaises. Les activités ont été comparées entre les groupes en utilisant les tests de Wilcoxon-Mann-Whitney et Van Elteren. Toutes les valeurs p ont été soumises à la correction de Bonferroni-Holm. Le niveau de signification était fixé à 5 %. Les résultats ont montré que le pourcentage de temps passé à des activités de catégorie I-II-III était évalué comme suit : dentistes 41 % - 23 % - 36 % et orthodontistes 28 % - 37 % - 35 %. L’analyse des postures dans les deux groupes a montré, pour tous les percentiles (P5-95), des valeurs d’angles principalement classées de neutre à modérée. Cependant, en fonction de l’activité réalisée, entre 5 et 25 % des heures de travail étaient passées dans de mauvaises postures, particulièrement pour la région de la tête et du cou. Les orthodontistes ont une plus grande tendance que les dentistes à effectuer des activités de soins avec la tête et le buste dans de mauvaises positions. Les différences statistiquement significatives entre les deux groupes en ce qui concerne la durée et l’importance des activités confirment cette hypothèse pour les trois catégories. En conclusion, globalement les deux groupes réalisent des activités de soins dans des postures des catégories neutre ou moyenne ; cependant, les dentistes adoptent légèrement plus souvent de mauvaises postures au cours de ces activités pour une plus grande part de leur journée de travail.