0 avis
Indoor environmental and air quality characteristics, building-related health symptoms, and worker productivity in a federal government building complex.
(Caractéristiques de la qualité de l'air et de l'environnement intérieur, symptômes de santé liés au bâtiment, et productivité des travailleurs dans un complexe immobilier du gouvernement fédéral).
Article
Publié dans : Archives of Environmental and Occupational Health, Etats-Unis, vol. 71, n° 2, mars 2016, pp. 85-101, ill., bibliogr. (En anglais)
Réalisée aux Etats-Unis, cette étude décrit une enquête environnementale réalisée dans 12 bâtiments gouvernementaux où des plaintes des occupants persistaient malgré l’intervention d’une enquête préalable. Une enquête en ligne sur la santé a été réalisée chez 7 637 occupants du bâtiment (taux de réponde = 49 %), un sous-ensemble d'entre eux portaient un appareil de prélèvement individuel et ont subi une évaluation médicale. Quatre facteurs environnementaux ont été systématiquement associés à des plaintes de santé : confort/inconfort physique/inconfort, odeur, stress au travail, et éblouissement. Plusieurs autres facteurs ont souvent été commentés par les participants, y compris la propreté, la rénovation et les activités de construction, et le bruit. Une faible humidité relative était significativement associée aux symptômes des voies respiratoires inférieures et aux symptômes de type « syndrome des bâtiments malsains». Les autres conditions environnementales, y compris le formaldéhyde, les particules PM10, ou les niveaux de moisissures, n’étaient pas directement corrélés aux symptômes de santé. Les indicateurs d'atopie ou d'allergie (sinusite, allergies et asthme), lorsqu'ils étaient présents séparément, ou combinés, étaient hiérarchiquement associés à une augmentation de l'absentéisme, du présentéisme et des symptômes rapportés quotidiennement, y compris les symptômes non liés à des maladies respiratoires. Dans les bâtiments sans dangers inhabituels et avec des indicateurs environnementaux et de qualité de l'air acceptables par rapport aux normes, il y avait une population identifiable d’occupants avec une forte prévalence d’asthme et d’allergie qui déclaraient de façon disproportionnée de l’inconfort et une perte de productivité due aux symptômes. En conclusion, cette étude suggère que les problèmes de santé liés à la qualité de l’air intérieur doivent être étudiés au niveau d’une zone de travail, et non pas au niveau de l’ensemble du bâtiment. Une évaluation médicale centrée sur l’occupant devrait guider les enquêtes environnementales, en particulier lorsque les résultats des mesures de la qualité de l’air montrent que le bâtiment et les zones de travail sont conformes aux normes et lignes directrices.