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Long working hours and use of psychotropic medicine : a follow-up study with register linkage.
(Horaires de travail prolongés et recours aux médicaments psychotropes : étude de suivi en lien avec un registre).
Article
Publié dans : Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, Finlande, vol. 42, n° 2, mars 2016, pp. 153-161, ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude était d’examiner l'éventualité d’une association prospective entre les horaires de travail prolongés et la prise de médicaments psychotropes. Les données tirées d’échantillons aléatoires de la population active générale du Danemark pendant la période 1995-2010 ont été reliées à des registres nationaux couvrant tous les habitants. Les participants ont été suivis à partir du premier remboursement d’une prescription pour médicaments psychotropes. L’analyse comprenait 25 959 observations (soit 19 259 personnes) et a inclus un total de 2 914 nouveaux cas de prise de psychotropes pour 99 018 personnes-années à risque. Une régression de Poisson a été utilisée pour modéliser les taux d’incidence des remboursements de prescriptions de psychotropes en fonction des horaires de travail (32-40, 41-48, et plus de 48 heures par semaine). L’analyse a pris en compte le sexe, l’âge, l’échantillon, le travail posté et la situation socio-économique. Un test du rapport de vraisemblance a été utilisé pour tester l’hypothèse nulle, qui établissait que les taux d’incidence étaient indépendants des horaires de travail hebdomadaires. Les résultats ont montré que le test du rapport de vraisemblance ne rejetait pas l’hypothèse nulle. Le rapport de taux (RR) était de 1,04 (intervalle de confiance IC 95 % 0,94-1,15) pour les horaires 41-48 contre 32-40 et de 1,15 (IC 95 % 1,02-1,30) pour les horaires de plus de 48 contre 32-40 heures par semaine. Aucun des RR qui ont été estimés dans cette étude n’étaient statistiquement significatifs. Cependant, des analyses stratifiées, dans lesquelles 30 RR ont été estimés, ont induit l’hypothèse que les heures supplémentaires (plus de 48 heures par semaine) pourraient être associées à une augmentation du risque chez les travailleurs de nuit et postés (RR = 1,51 et IC 95 % 1,15-1,98). En conclusion, cette étude n’a pas trouvé d’association statistiquement significative entre horaires de travail prolongés et incidence de la prise de médicaments psychotropes chez les salariés danois.