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Occupational exposure to anaesthetic gases and high-frequency audiometry.
(L'exposition professionnelle aux gaz anesthésiques et audiométrie hautes fréquences).
Article
Publié dans : Toxicology and Industrial Health, Royaume-Uni, vol. 31, n° 9, septembre 2015, pp. 789-791, bibliogr. (En anglais)
L'exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pourrait selon certaines études induire des dommages auditifs. Cet article présente les résultats obtenus lors de mesures de la réponse audiométrique aux hautes fréquences chez des sujets exposés à des gaz anesthésiants, afin de mettre en évidence des effets possibles sur le système auditif. L'étude a été réalisée sur un échantillon de 30 médecins spécialistes en anesthésie et soins intensifs. Les audiométries tonales et hautes fréquences ont été utilisées. Les réponses obtenues ont été comparées avec celles obtenues chez un groupe témoin non exposé aux gaz anesthésiques. Les résultats montrent une forte corrélation (p = 0,000) entre l'oreille gauche et droite, des réponses à tous les tests audiométriques. L’analyse statistiques des résultats obtenus pour les deux groupes (exposés et témoins) a permis de montrer que les réponses audiométriques différaient seulement pour les fréquences les plus élevées (2 000 HZ p = 0,009 et 4 000 Hz p = 0,04). En audiométrie hautes fréquences, comme pour toutes les autres fréquences, l'attention est attirée sur le fait que les groupes se distinguaient de manière statistiquement significative (10 000 Hz p = 0,025, 12 000 Hz p = 0,008, 14 000 Hz p = 0,026, 16 000 Hz p = 0,08). Les valeurs les plus élevées étaient celles obtenues avec les sujets exposés à la fois au test audiométrique tonale (2 000 Hz p = 0,01, 4 000 Hz p = 0,02) et en audiométrie hautes fréquences (10 000 Hz p = 0,011, 12 000 Hz p = 0,004, 14 000 Hz p = 0,012, 16 000 Hz p = 0,004). Les résultats montrent une implication de la structure anatomique responsable de la perception des réponses audiométriques hautes fréquences chez les sujets exposés aux gaz anesthésiques. Ceci pourrait être dû à une augmentation du stress oxydatif causé par une exposition au gaz anesthésiques.