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Les emplois verts au Québec. Définition et appréciation de leurs risques chimiques ou biologiques potentiels pour la santé des travailleurs.
Etude et rapport | R-875
Edition : Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST, 505 boulevard de Maisonneuve Ouest, Montréal, Québec H3A 3C2, Canada), 2015, 74 p., ill., bibliogr.
Depuis les années 1990, soutenue par d’importants incitatifs gouvernementaux, l’économie verte est en pleine croissance et, en 2010, les emplois verts étaient estimés à plus de 155 000 au Québec et à 682 000 au Canada. Cette étude a comme objectif de dresser le portrait des emplois verts au Québec et d’apprécier le risque potentiel pour la santé et la sécurité des travailleurs découlant de leur exposition aux substances chimiques et aux agents biologiques. L’identification des emplois verts s’est basée principalement sur les critères extraits de la Loi sur le développement durable du Québec. Le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) et la Classification nationale des professions (CNP) ont établi la base à partir de laquelle les appellations d’emploi vert au Québec ont été identifiées. L’appréciation du risque pour les travailleurs s’appuie principalement sur le modèle de gestion graduée du risque (Control Banding). L’ensemble de la démarche a permis d’identifier environ 400 appellations d’emplois qui peuvent être considérés verts selon la définition proposée et les critères retenus. Ces emplois sont regroupés dans 63 professions différentes pour lesquelles le risque chimique ou biologique potentiel a été apprécié et dont 21 représentent un risque élevé. Les résultats mettent en évidence le risque associé à la gestion des matières résiduelles, une industrie grandissante à laquelle de plus en plus d’activités peuvent être reliées, comme la production énergétique, la production agricole ou la récupération de matières premières. Les centres de tri se multiplient, l’épuration des effluents industriels prend de l’importance tandis que les certificats d’autorisation des sites d’enfouissement ne se délivrent plus aussi facilement qu’autrefois. Il s’agit d’une première étude de cette nature au Québec qui pourrait servir de base pour déterminer les priorités de recherche futures dans le domaine des emplois verts. De plus, les hygiénistes du travail pourraient utiliser ces informations dans une perspective de prévention et de protection des travailleurs.
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