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Nature du risque, sentiment d’invulnérabilité, sentiment de contrôle et motivation à s’impliquer dans des pratiques de retour d’expérience.
Extrait de : Entre tradition et innovation, comment transformons-nous l’univers du travail ? Actes du 15e Congrès de l’Association internationale de psychologie du travail de langue française (AIPTLF). Québec (Canada), 19-22 août 2008.
Acte congres
Edition : Presses de l’Université du Québec (PUQ, édifice Le Delta I, 2875 boulevard Laurier, bureau 450, Québec, Québec G1V 2M2, Canada), 2008, 1 CD-ROM, 12 p., ill., bibliogr.
Le retour d’expérience (REX) se définit comme un outil de détection, d’analyse et de correction des accidents passés dans le but d’éviter leur répétition. Seulement, les pratiques de REX sur les accidents de la vie courante (séances d’analyse d’accidents, groupes de réflexion, campagnes d’information, etc.) ne semblent pas toujours rencontrer l’adhésion des salariés. Le but de la présente étude est de comprendre l’influence de la perception des risques sur l’implication des acteurs d’une industrie chimique et d’une industrie nucléaire dans des pratiques de REX. L’étude est conduite par questionnaire auprès de 302 participants. Les résultats indiquent que les acteurs des deux secteurs d’activité privilégient le REX des accidents liés au coeur de métier de leur industrie (risques chimiques ou radiologiques) au détriment du REX des accidents liés à des risques courants (non-spécifiques aux activités chimiques ou nucléaires). De plus, il s’avère que les effets du sentiment d’invulnérabilité et du sentiment de contrôle sont plus importants sur la motivation des agents pour le REX des accidents de la vie courante que sur la motivation pour le REX des accidents chimiques et radiologiques. Dans la perspective d’une plus grande adhésion des agents aux pratiques de REX, ce travail propose des voies nouvelles pour améliorer la communication sur les accidents passés.