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Quand le management se fait Dibbouk.
Article
Publié dans : Nouvelle revue de psychosociologie, n° 13, printemps 2012, pp. 31-42, bibliogr.
Aux côtés de la séduction et du contrôle, le management développe un processus de fragilisation des salariés, afin de désamorcer chez eux toute possibilité d’imposer leur point de vue moral et professionnel sur le travail et d’entretenir leurs propres valeurs, alors que les marges d’autonomie s’accroissent objectivement. La précarisation subjective, via le changement permanent, l’attaque des métiers et les mobilités systématiques, est un mode de gestion des salariés qui vise à les dépouiller de leur expérience collective et individuelle, afin de les mobiliser en tant que sujet sous influence.