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Quantification and statistical modeling. Part 2 : Dermal concentrations of monomeric and polymeric 1,6-hexamethylene diisocyanate.
(Quantification et modélisation statistique. Partie 2 : Concentrations cutanées de diisocyanate de 1,6-hexaméthylène présent sous forme de monomère et de polymère).
Article
Publié dans : Annals of Occupational Hygiene, Royaume-Uni, vol. 53, n° 7, octobre 2009, pp. 691-702, ill., bibliogr. (En anglais)
Une étude quantitative a été réalisée auprès de 47 peintres en automobile, afin d’évaluer l’exposition cutanée et par inhalation aux diisocyanates de 1,6-hexaméthylène (HDI) présents sous forme de monomère et de polymère, au cours de tâches de peinture par pulvérisation. Les auteurs ont utilisé des modèles linéaires mixtes pour identifier les principaux déterminants de l’exposition cutanée. Les concentrations cutanées en monomère HDI, et en oligomères urétidone, biuret et isocyanurate étaient significativement plus élevées chez les 15 peintres qui ne portaient pas de combinaisons ou de gants de protection (N = 192 tâches de peinture) que chez les 32 peintres qui en portaient (N = 32 tâches de peinture). Que des vêtements de protection aient été portés ou non, l’isocyanurate de HDI était la substance prédominante mesurée dans la peau (moyenne géométrique GM = 33,8 ng/mm3), avec un taux de détection de 95 %. D’autres polyisocyanates (GM < ou = 0,17 ng/mm3) étaient détectés dans la peau durant moins de 23 % des tâches de peinture. Selon les statistiques marginales R2, les modèles mixtes générés dans cette étude décrivaient 55 % de variabilité des concentrations cutanées en isocyanurate mesurées chez tous les peintres (N = 288 tâches de peinture). Le produit de la concentration en zone respiratoire (BZC) spécifique d’un analyte et du temps de peinture était la variable la plus significative dans tous les modèles. Grâce à la modélisation linéaire mixte, une meilleure compréhension des voies d’exposition aux polyisocyanates peut être obtenue, en particulier l’établissement d’un lien entre les BZCs et les concentrations cutanées, ce qui peut être utile pour caractériser quantitativement l’effet protecteur des combinaisons et des gants. Les informations fournies par cette étude peuvent être utilisées pour réduire les expositions cutanées et mieux protéger les peintres en automobile contre de potentiels effets indésirables sur la santé.