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Une moindre exposition des sous-mariniers au rayonnement naturel.
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Publié dans : Radioprotection, vol. 45, n° 4, octobre-décembre 2010, pp. 561-565, ill., bibliogr.
Les spectres d’anthroporadiamétrie des sous-mariniers français embarqués sur sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) mettent en évidence une activité corporelle globale plus faible au retour de patrouille que lorsqu’ils sont à terre. Cette différence s’explique par l’absence de radon à bord des sous-marins après plusieurs jours de patrouille. Cette absence de radon conduit à une diminution de l’exposition des sous-mariniers à la principale source de rayonnement naturel. Par ailleurs, les conditions de plongée conduisent à une très forte atténuation des rayonnements tellurique et cosmique. En somme, les sous-mariniers embarqués sur SNLE présentent une moindre exposition aux principales sources d’exposition naturelle. Cette moindre exposition est globalement non compensée par un accroissement de l’exposition artificielle.