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Task- and time-dependent weighting factors in a retrospective exposure assessment of chemical laboratory workers.
(Facteurs de pondération dépendants de la tâche et du temps dans une évaluation rétrospective d’exposition de chimistes de laboratoire).
Article
Publié dans : Journal of Occupational and Environmental Hygiene, Etats-Unis, vol. 4, n° 2, février 2007, pp. 71-79, ill., bibliogr. (En anglais)
Une évaluation de l’exposition au risque chimique a été menée rétrospectivement, en vue d’une étude de mortalité dans une cohorte 6 157 chimistes de laboratoire employés entre 1943 et 1998 sur quatre sites du Département de l’Energie américain. Des indices d’exposition potentielle ont été calculés pour chaque salarié en utilisant le nombre de jours d’emploi et des facteurs de pondération pour la fréquence de contact et l’année d’embauche. Au total, 591 intitulés de poste de laboratoire ont été classés en 18 catégories générales d’emplois. Pour chaque catégorie, le pourcentage de temps passé à des activités impliquant la manipulation directe de produits chimiques en laboratoire a été estimé, grâce à des discussions avec des salariés actifs et retraités, à l’étude des histoires professionnelles et des descriptions des postes. Des facteurs de pondération de 1, 0,6, 0,3 et 0,05 ont été assignés aux catégories comprenant 100 %, 60 %, 30 % et 5 % d’activité quotidienne de manipulation de produit chimique. Basé sur des données limitées concernant l’hygiène industrielle, la surveillance de l’irradiation du personnel, et des avis d’experts, les facteurs de pondération déclinant de 4 % par an, ont été appliqués pour tenir compte de diverses évolutions : améliorations des techniques de laboratoire, progrès des instruments de mesure, amélioration des mesures de prévention et prise de conscience grandissante de la sécurité. La cohorte a été divisée en trois types d’exposition chimique : inorganique, organique et inorganique, et inconnue. Les indices d’exposition potentielle s’échelonnaient de 0,15 à 6 824,5 avec une valeur médiane de 377,5 et une moyenne de 884,2. Cette méthode d’évaluation de l’exposition est utile pour de futures études épidémiologiques, lorsque des données quantitatives sont absentes ou insuffisantes.