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Occupational exposures to bloodborne viruses among German dental professionals and students in a clinical setting.
(Expositions professionnelles aux virus à diffusion hématogène chez des spécialistes des soins dentaires et des étudiants allemands en contexte clinique).
Article
Publié dans : International Archives of Occupational and Environmental Health, RFA, vol. 83, n° 1, janvier 2010, pp. 77-83, ill., bibliogr. (En anglais)
L’exposition à des agents pathogènes transmissibles par le sang représente un risque sérieux pour les travailleurs du secteur de la santé dentaire. Malgré l’amélioration des méthodes pour prévenir les blessures par piqûres d’aiguilles (NSI), les risques demeurent. Le but de cette étude était d’évaluer l’incidence de l’exposition professionnelle à des liquides organiques de patients chez praticiens dentaires et les étudiants en médecine dentaire allemands, et d'évaluer le taux de déclaration de tels incidents. Un autre objectif de cette étude était d’évaluer l’association de différents facteurs avec ce type d’exposition. Les données ont été obtenues à l’aide d’un questionnaire anonyme. Les résultats confirment que les compétences professionnelles sont un facteur important concernant les NSI. Il s’est avéré que les étudiants avaient presque deux fois plus de NSI que les dentistes avec plus ou moins de 10 ans d’expérience professionnelle. Dans l’ensemble, 54,3 % (n = 144/265) des personnes ayant répondu au questionnaire ont subi au moins une NSI dans leur vie professionnelle. Seulement 28,5 % des étudiants et des praticiens ont déclaré la totalité de leurs NSI. La raison principale invoquée (19,1 %) pour omettre ce signalement était qu’ils ne percevaient pas ou peu le risque. Un quart des répondants ne portait pas de masque et 55,6 % ne portaient pas de lunettes de protection lors de leur dernière exposition professionnelle. En conclusion, l’exposition professionnelle au sang ou à des liquides organiques est un problème fréquent chez les étudiants en médecine dentaire et les praticiens dentaires. Des mesures doivent être adoptées par les institutions officielles, les services de santé publique, les associations de santé au travail et les universités afin de remédier à cette situation.