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Airborne contact dermatitis from Eucalyptus pulverulenta " Baby Blue " in a florist.
(Dermatite de contact par inhalation due à Eucaplyptus pulverulenta " Baby Blue " chez un fleuriste).
Article
Publié dans : Contact Dermatitis, Danemark, vol. 59, n° 3, septembre 2008, pp. 171-173, ill., bibliogr. (En anglais)
Un fleuriste de 52 ans s’est présenté en consultation médicale pour un oedème, un érythème et des démangeaisons au niveau du visage persistant depuis 3 jours. Le patient soupçonne que ses troubles sont dus à des brindilles d’Eucalyptus pulverulenta " Baby Blue " qu’il a effeuillées, en portant des gants, le jour précédent l’apparition de l’eczéma. Il a déjà subi plusieurs fois en 3-4 ans ce type de dermatite faciale, mais de manière moins prononcée. Pendant 27 ans, il a été fleuriste et a manipulé occasionnellement, mais sans mettre des gants, des tiges d’Eucalyptus dont la défoliation produisait un parfum agréable qui diffusait dans sa boutique, mais pouvait provoquer des irritations oculaires. Ce patient a des antécédents d’eczéma des mains datant de 10-12 ans, dû peut-être à la manipulation de plantes à bulbes et aussi de crises sévères de rhino-conjonctivite pour lesquelles certaines espèces d’orchidées ont été suspectées. Le patient a donc été soumis à des tests épicutanés et à des prick tests. Les patch tests se révèlent positifs pour les feuilles d’E. pulverulenta " Baby Blue ", ce qui est compatible avec la dermatite faciale du patient ; les patch tests sont aussi positifs pour la colophane, le tuliposide A et l’oléorésine de jonquille, ce qui est considéré comme approprié aux exacerbations parfois sévères de l’eczéma des mains du patient ; les résultats des prick tests sont négatifs. Il est conclu que c’est l’huile volatile d’Eucalyptus qui est responsable de la sensibilisation primitive de ce patient.