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Incidence of self-reported occupational injuries in seafaring. An international study.
(Incidence des accidents du travail auto-rapportés chez les marins : une étude internationale).
Article
Publié dans : Occupational Medicine, Royaume-Uni, vol. 54, n° 8, décembre 2004, pp. 548-555, ill., bibliogr. (En anglais)
La marine est connue comme étant un secteur à haut risque. Les buts de cette étude étaient de décrire l'incidence d'accidents non mortels chez les marins et de tester l'hypothèse selon laquelle un grand nombre d'heures travaillées pouvait entraîner des taux d'accidents plus élevés. Une étude par questionnaire sur les accidents survenus chez 6 461 marins au cours de leur dernier service, dans 11 pays différents a été menée. Les participants étaient interrogés sur leurs éventuels accidents et sur le nombre d'heures travaillées. Les résultats ont montré que 9,1 % du total avaient été victimes d'un accident, et que 4,3 % avaient eu un accident ayant entraîné au moins une journée d'incapacité. Les taux d'incidence pour les navires de marchandises et les pétroliers étaient de 39,5 par million d'heures travaillées et de 37,6 pour 100 000 jours. Les analyses multivariées ont donné les chiffres suivants : concernant les ratios de taux d'incidence (IRR) pour plus de 70 heures travaillées par semaine, en comparaison à moins de 57 heures : 0,90 (intervalle de confiance (IC) 95 % : 0,61-1,32) ; pour les non-officiers en comparaison aux officiers : IRR = 1,57 (IC 95 % : 1,14-2,15) ; marins de moins de 35 ans en comparaison aux marins de 35 ans et plus : IRR = 2,11 (1,57-2,86) ; services de 117 jours et plus en comparaison à ceux de moins de 117 jours : IRR = 0,27 (0,19-0,39). Quand la zone de travail principale était le pont ou la zone de service en comparaison avec le travail en salle des machines, les chiffres étaient de 0,37 (0,27-0,52) et de 0,49 (0,26-0,91), respectivement. Les auteurs soulignent en conclusion que les résultats n'ont pas fourni de preuve en faveur de l'hypothèse selon laquelle un nombre d'heures de travail important seul avait pour incidence des taux d'accidents plus élevés. Une mauvaise santé subjective, les protections individuelles insuffisamment utilisées et le manque de sécurité à bord étaient des facteurs significativement associés à une augmentation du risque d'accidents.