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Mortality of workers exposed to ethylene oxide : extended follow up of a British cohort.
(Mortalité de travailleurs exposés à l'oxyde d'éthylène : suivi étendu d'une cohorte britannique).
Article
Publié dans : Occupational and Environmental Medicine, Royaume-Uni, vol. 61, n° 4, avril 2004, pp. 358-362, ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude était d'approfondir les données existantes concernant les risques de cancer liés à l'utilisation d'oxyde d'éthylène, dans le cadre du travail. Un suivi a été étendu sur 13 années dans une cohorte de 2 876 hommes et femmes présentant une exposition définie ou potentielle à l'oxyde d'éthylène dans l'industrie chimique ou les unités de stérilisation en hôpital. Les sujets ont été suivis via les registres de le sécurité sociale et le NHS (National Health Service) britanniques, et leur mortalité a été comparée avec celle attendue sur la base des taux de la population nationale par la méthode des personnes-années. L'analyse était basée sur 565 décès, parmi lesquels 339 étaient survenus pendant la période de suivi additionnelle. La mortalité était proche ou inférieure à celle attendue pour toutes les causes (565 décès contre 607,6 attendus), tous les cancers (188 contre 184,2), et pour toutes les tumeurs malignes, y compris le cancer de l'estomac (10 contre 11,6), le cancer du sein (11 contre 13,2), le lymphome non-Hodgkinien (7 contre 4,8), et la leucémie (5 contre 4,6). Les 5 décès par leucémie sont survenus dans le sous-ensemble de sujets présentant un plus grand potentiel d'exposition à l'oxyde d'éthylène, mais même si dans ce groupe l'excès de décès était faible (2,6 attendus). En conclusion, les auteurs soulignent que l'équilibre des preuves fournies par cette étude et d'autres données épidémiologiques antérieures indique qu'un risque de cancer humain lié à l'oxyde d'éthylène est faible, en particulier aux niveaux d'exposition professionnelle ayant eu cours en Grande-Bretagne ces dernières décennies. Ceci pourrait, selon eux, refléter la capacité des cellules humaines à réparer les dommages causés à l'ADN par cette substance, qui est un génotoxique puissant et un cancérogène chez l'animal.