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Inversion de rythme : travail nocturne / sommeil diurne chez les routiers, peut-on améliorer la situation ?
Extrait de : 32e Congrès de la Société d'ergonomie de langue française (SELF). Recherche, pratique, formation en ergonomie. Evolutions et interactions dans le contexte social, économique et technique. Actes. Lyon, 17-19 septembre 1997.
Acte congres
Edition : Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité, Laboratoire Ergonomie, santé, confort (INRETS LESCO, 25 avenue Francois Mitterrand, 69500 Bron), 1997, 804 p., pp. 777-784, ill. bibliogr.
La littérature qui existe sur le sujet prétend que l'exposition nocturne à une lumière forte peut renverser les rythmes circadiens des travailleurs de nuit et améliorer leur réveil, leurs performances nocturnes et le sommeil diurne de récupération. Les auteurs ont utilisé la lumière en vue d'obtenir une inversion de phase chez les chauffeurs routiers professionnels travaillant exclusivement de nuit. Pendant 3 semaines, 19 sujets ont été exposés à la lumière pendant 30 à 45 minutes avant de conduire. Des dosages de mélatonine (salivaire et urinaire) ont permis d'établir l'évolution de leurs rythmes circadiens. En même temps, le sommeil, les activités de travail et le vécu subjectif de la situation ont été évalués. Chez les chauffeurs, il existe bien une phase critique en terme de vigilance qui peut se cumuler avec les amplitudes de travail, des durées de conduite et un déficit marqué du sommeil. Cependant, les effets bénéfiques de l'exposition à la lumière n'ont pas été confirmés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces résultats, notamment les contraintes imposées par l'activité réelle des chauffeurs qui s'opposent aux études en laboratoire.