Bulletin de veille ITEN, 15 juin 2026
Les éléments qui sont issus de cette veille sont fournis par le département EVAD sans garantie d'exhaustivité. La validation des informations fournies (exactitude, fiabilité, pertinence par rapport aux principes de prévention…) est du ressort des auteurs des articles signalés dans la veille. Les informations ne sont pas le reflet de la position de l’INRS. Les liens mentionnés dans le bulletin donnent accès aux documents à l’ensemble des salariés de l’INRS et aux personnes extérieures sous réserve qu’elles soient abonnées à la ressource.
Le salon Vivatech se tient du 17 au 20 Juin à Paris Expo Porte de Versailles.
Actualités
Jeff Bezos a présenté Prometheus, une IA dédiée à la conception, l’ingénierie et la fabrication de produits complexes, une sorte d’“ingénieur général artificiel”, capable d’aider à concevoir, tester et produire plus vite dans le monde réel, là où les cycles de développement restent longs et coûteux.
Outscale, la filiale cloud de Dassault Systèmes, étend les capacités des “AI factories” aux entreprises et organisations des secteurs critiques.
Le lancement de nouveaux environnements de tri plus visuels et intuitifs assistés par l'IA reflète l'évolution des priorités dans les entrepôts post-récolte.
L'Ecole Polytechnique Executive Education propose des formations dédiées à l'IA, conçues pour permettre aux cadres et dirigeants de développer une vision stratégique, opérationnelle et éclairée.
Hiring Assistant est le seul agent IA conçu pour les recruteurs et alimenté par le réseau de talents le plus dynamique au monde, désormais disponible en français.
Avec Claude Fable 5 et Mythos 5, Anthropic inaugure l’ère des modèles d’IA sous autorisation.
Et si l’avenir des agents IA se jouait dans la manière de les faire travailler ensemble ? MagenticLite, imaginé par Microsoft Research, illustre une approche plus légère, plus contrôlable et potentiellement plus adaptée aux contraintes réelles des entreprises.
L'évolution de l'assistant de programmation Codex d'OpenAI pourrait modifier en profondeur la façon dont les salariés utilisent leurs logiciels quotidiens et remettre en question une partie de l’écosystème SaaS.
ChatGPT atteint le milliard d’utilisateurs mensuels, un cap symbolique pour OpenAI.
Stellantis s’allie à Accenture et Nvidia pour transformer ses usines en systèmes pilotés par l’IA, chacun poursuit un objectif stratégique : faire émerger une génération d’usines capables de s’optimiser en temps réel grâce aux données, à la simulation et à l’IA agentique.
Le débat autour de l’IA responsable se concentre souvent sur le choix du modèle. Elle se construit plutôt dans toute la chaîne qui l’alimente : données, processus, API, droits d’accès, infrastructures, objets connectés et règles de conformité.
Amazon améliore son robot mobile d’entrepôt Proteus, désormais capable de réagir à des instructions en langage naturel.
Les entreprises achètent des outils d’IA, lancent des pilotes et encouragent les employés à expérimenter. Mais posez aux équipes de direction une question opérationnelle simple et la réponse devient floue : quels sont les employés de votre organisation qui peuvent utiliser l’IA pour améliorer le travail tout en contrôlant les risques ?
Un sentiment ambigu s’installe progressivement chez les collaborateurs face à l'IA, l’impression de ne jamais réussir à rester totalement à jour.
Sans doctrine claire, l'IA risque de produire plus de confusion que de progrès. Pour les dirigeants, c'est une question très concrète : que voulons-nous automatiser, que voulons-nous contrôler, et que refusons-nous de déléguer ?
La prochaine révolution de l’IA ne sera pas technologique. Elle sera cognitive.
L'unité IA de Meta, vieille de quelques mois, est un goulag écrasant, selon les ingénieurs qui y sont coincés.
« Utiliser ChatGPT, ce n’est pas faire de l’IA » : BriefIA présente l’état des lieux de l’adoption de l'IA en France (et il y a du boulot).
Un éditeur de logiciels va priver ses 5 000 employés d'augmentations pour consacrer ces fonds aux investissements en IA. Les PDG persistent dans l'IA en dépit des retours de productivité et financiers décevants.
La start-up allemande de robotique humanoïde Neura Robotics réunit des fonds pour honorer son carnet de commandes dépassant le milliard de dollars, et accélérer le déploiement de son robot 4NE1.
BYD développe à son tour des robots humanoïdes et pourrait les commercialiser via son réseau de concessionnaires automobiles.
Un châssis Unitree, des mains à cinq doigts et une charge utile de 15 kg : Nvidia présente un reference design de robot humanoïde.
En Italie, le décret n° 332/2026 sur la reconstruction après un séisme introduit un modèle de traçabilité numérique qui pourrait servir de référence opérationnelle pour les futurs systèmes de contrôle sur les chantiers.
Rapports - Enquêtes- Etudes
Vous vous demandez comment l'IA transforme le monde du travail, la productivité et l'économie ? Le Stanford Digital Economy Lab et ADP Research, proposent désormais des analyses fondées sur des données en temps quasi réel.
Cegos présente son enquête internationale, qui analyse la manière dont les organisations et les collaborateurs font face aux transformations du travail, des compétences et du Learning & Development.
Selon l'enquête Cornerstone menée aux États-Unis et au Royaume-Uni, près de la moitié des salariés déclarent utiliser des outils d’IA sans avoir bénéficié d’une formation formelle de la part de leur entreprise.
Une étude met en garde contre un effet inattendu de l’IA sur notre capacité à faire des efforts.
Entre une utilisation professionnelle aux gains modestes et personnelle toujours plus intime, l’IA se décline en 100 principaux cas d’usage en 2026.
95 % des entreprises ont une stratégie IA, mais seules 8 % savent vraiment ce qu’elle rapporte.
Anthropic vient de publier une étude sur l'impact de l'IA sur le marché du travail, avec une méthode inédite : croiser les capacités théoriques de l'IA avec la façon dont elle est réellement utilisée. Les résultats bousculent pas mal d'idées reçues.
Dans une étude réalisée pour IWG, fournisseur mondial d’espaces de travail, des responsables de ressources humaines et des employés exposent leur vision du cadre de travail de 2050.
L’utilisation de l’IA est susceptible de perturber le rapport entre les employés et leur travail, au point d’affecter lourdement leur santé mentale.
IA peut-elle aider à mieux travailler ? La question taraude les entreprises partout dans le monde. Une étude, menée par l'entreprise ADP Research sur la façon de travailler de 39.000 salariés dans 36 pays, s'intéresse aux usages et aux perceptions de l'IA dans le monde professionnel.
Une enquête menée par OpenUp auprès de 1 575 employés révèle que, si la majorité de la main-d’œuvre néerlandaise voit l’IA d’un œil favorable, une minorité notable éprouve une détresse importante.
Selon une étude Saegus-Odoxa, un écart se creuse entre le déploiement rapide de l'IA en entreprise et la préparation des salariés.
Cette étude réalisée par SD Worx auprès de 6 000 responsables RH en Europe, montre que la France se classe au 14e rang européen en termes de maturité sur l'IA.
A lire :
- The impact of GenAI on jobs, productivity and work organization : a review of the empirical evidence
- Exposition professionnelle potentielle à l'intelligence artificielle et à l'automatisation chez les compagnons certifiés au Canada
- Large language model exposure and precarious occupations : Unpacking relationships in the Canadian labor force
- À l’heure des choix : Mettre l’intelligence artificielle au service du travail décent
- Humanizing artificial intelligence : How employee appropriation of technology can improve well-being
Réglementation - Justice
La Commission européenne s’apprêterait à poursuivre la France pour la non-transposition de la directive NIS 2 sur le cybersécurité.
Avec LARA, le risque réglementaire des LLM devient une pièce d'audit pour les DPO.
En dévoilant ce Code de bonnes pratiques, la Commission européenne donne un mode d’emploi opérationnel à l’article 50 de l’AI Act. Les obligations légales entreront en application le 2 août 2026.
En suspendant son projet de migration vers Microsoft 365, l’École polytechnique relance le débat sur l’usage des services numériques américains au sein des administrations et établissements publics.
La nouvelle norme ETSI EN 304 223 définit les exigences et les lignes directrices permettant d'évaluer et de garantir la sécurité des systèmes d'IA tout au long de leur cycle de vie : une référence indispensable pour les développeurs, les utilisateurs et les donneurs d'ordre.
Ce rapport d'information du Sénat formule 17 recommandations afin de permettre aux entreprises de s'appuyer sur l'IA pour gagner en compétitivité et éviter la domination des géants américains.
Écrit par Rosalie GUEGUEN