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A study of the prevalence of musculoskeletal disorders in surgeons performing minimally invasive surgery.
(Etude sur la prévalence des troubles musculosquelettiques chez les chirurgiens pratiquant la chirurgie mini-invasive).
Article
Publié dans : International Journal of Occupational Safety and Ergonomics, Pologne, vol. 24, n° 1, mars 2018, pp. 111-117, bibliogr. (En anglais)
La chirurgie mini-invasive présente des avantages non négligeables pour les patients et les systèmes de soins de santé. Cependant, en raison de la mauvaise adaptation ergonomique des salles d’opération et des instruments chirurgicaux, la plupart des chirurgiens souffrent de douleurs causées par des troubles musculosquelettiques (TMS). Une enquête descriptive a été réalisée auprès des chirurgiens de différentes spécialités pratiquant la chirurgie mini-invasive à l’hôpital Valdecilla (Espagne). L’objectif était de déterminer la prévalence des TMS par le biais d’entretiens individuels et du questionnaire Nordic standardisé. Cette étude détermine la prévalence des TMS dans différentes parties du corps et analyse la relation entre les TMS et des variables épidémiologiques et professionnelles. Le questionnaire a été rempli par 129 chirurgiens. Au total, 90 % des chirurgiens ont déclaré qu’ils souffraient de TMS. La prévalence la plus élevée concerne les chirurgiens les plus expérimentés. Les zones les plus touchées sont le bas du dos (54 %), le cou (51 %), le haut du dos (44 %), les extrémités inférieures (42 %), l’épaule droite (29 %) et la main droite (28 %). En conclusion, la prévalence des TMS est plus élevée chez les chirurgiens pratiquant la chirurgie mini-invasive que dans tout autre groupe professionnel. Le groupe le plus vulnérable est celui des chirurgiens expérimentés, et il existe un risque potentiel d’aggravation des symptômes à long terme. La force musculaire se révèle un facteur de prévention des TMS.