0 avis
Associations between psychological distress, workplace accidents, workplace failures and workplace successes.
(Associations entre la détresse psychologique et les accidents du travail, les échecs et les succès au travail).
Article
Publié dans : International Archives of Occupational and Environmental Health, RFA, vol. 83, n° 8, décembre 2010, pp. 923-933, ill., bibliogr. (En anglais)
Le but de cette étude était de déterminer l’association entre, d’une part, la détresse psychologique et d’autre part, les accidents du travail, les échecs et les succès ressentis. Un questionnaire relatif à la santé et à la performance au travail (HPQ) a été distribué à plus de 60 000 salariés à temps plein de 58 grandes entreprises. Il permettait de savoir si les salariés avaient eu ou non un accident, un incident, un échec ou un succès au travail dans les 30 derniers jours. La détresse psychologique a été évaluée en utilisant l’échelle de Kessler (K6) (détresse à un niveau faible, moyen ou élevé). Les autres variables prises en compte étaient l’âge, le sexe, le statut marital, le niveau de formation, le type de travail, l’état de santé physique et le secteur d’activité. Après avoir pris en compte ces variables, la détresse psychologique aux niveaux modéré et élevé augmentait significativement l’odd ratio (OR) pour les accidents du travail jusqu’à 1,4 (résultats identiques pour les 2 niveaux de détresse). Ces 2 niveaux de détresse augmentaient également significativement l’OR pour un échec. Ils diminuaient significativement l’OR pour un succès. En conclusion, la détresse psychologique aux niveaux modéré et élevé augmentait le risque d’avoir un accident du travail ou un échec. Elle diminuait également la possibilité d’avoir un succès. Comme la prévalence de la détresse psychologique au niveau modéré est environ le double de celle au niveau élevé, celle-ci a un impact plus important en milieu de travail.